On imagine souvent que la principale dépense pour un conducteur réside dans le prix de son automobile. Cela n’est pas tout à fait vrai à Shanghai. Ainsi, tout propriétaire d’un véhicule souhaitant évoluer sur les artères de la ville doit préalablement acquérir une plaque d’immatriculation. Et cela n’est pas chose facile :

Une enchère en ligne se tient une fois par mois, à l’occasion de laquelle 8.000 à 9.000 plaques sont mises en jeu. Chaque participant doit réaliser un dépôt de garantie préalable de 2.000 yuan (240 euros), et ne peut placer qu’un total de 3 enchères – ce qui contribue à pousser les prix à la hausse. Ainsi, lors des enchères du mois dernier, le prix moyen des plaques a dépassé 88.000 yuan (12.000 euros), alors qu’il se situait aux alentours de 50.000 yuan (6.800 euros) il y a quelques années. Autrement dit, une plaque d’immatriculation peut coûter presque aussi cher que le véhicule… ce qui n’a pourtant pas l’air de dissuader le nombre croissant de candidats.

Les observateurs s’accordent pour reconnaitre que ce système est injuste dans la mesure où il favorise les personnes les plus aisées financièrement, mais aussi qu’il est plus efficace que celui mis en place à Pékin. Ce dernier repose en effet sur un système de loterie – qui s’il présente l’avantage d’être plus équitable – aboutit à faire arriver sur les routes de nombreux conducteurs qui n’en ont pas vraiment le besoin.

A Hong Kong, nul besoin de s’acquitter d’une somme faramineuse pour obtenir une plaque d’immatriculation. Toutefois, c’est leur personnalisation qui est devenue le sommet du luxe, le gouvernement ayant mis en place un système d’enchères pour l’attribution de ces plaques un peu spéciales. Ainsi, la plaque « YES BOSS » s’est récemment vendue pour 11.000 HKD (1.050 euros), loin du record établi par la plaque « I LOVE YOU » à 1.400.000 HKS (133.000 euros).

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Ashley Mao

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